La consultation publique sur le racisme systémique et la discrimination

Notre démocratie fonctionne le plus efficacement lorsque de jeunes Montréalais de tous horizons s’impliquent dans des initiatives et des processus décisionnels démocratiques et soutiennent ceux-ci. L’inclusion de voix diverses de jeunes Montréalais est essentielle à la création d’un sentiment de communauté et d’émancipation pour les générations actuelles et futures. Les jeunes, et plus particulièrement les jeunes de couleur, souhaitent du changement en 2020 et dans les années qui suivront. Une nouvelle génération de leaders travaille à bâtir un Montréal plus inclusif, un Montréal qui respecte et protège ses citoyens et garantit les droits de ceux-ci, peu importe qui ils sont et d’où ils viennent.

Plus de 50 représentants jeunesse de diverses communautés menés par Balarama Holness ont demandé que la ville de Montréal tienne une consultation publique sur le racisme systémique et la discrimination. Cette consultation publique avait pour but de freiner la discrimination à l’emploi, d’éliminer le profilage racial et social par la police, d’améliorer le financement et la représentation de diverses communautés dans les arts et la culture, d’éradiquer la discrimination au logement, d’augmenter la diversité à l’hôtel de ville et de dresser un cadre global pour mettre un terme au racisme systémique et à la discrimination dans la ville Montréal et la juridiction municipale.

La mairesse et les conseillers municipaux ont décidé de ne pas tenir la consultation publique sur le racisme systémique et la discrimination. Toutefois, ces jeunes représentants n’ont pas capitulé et ont pris les choses en main. Grâce à une clause participative de la Charte montréalaise des droits et responsabilités, article 16, « le droit d’initiative », les représentants jeunesse des communautés ont eu la tâche de rassembler au moins 15 000 signatures en 90 jours pour forcer la tenue de la consultation. Jour et nuit, pendant 90 jours, ils ont arpenté les rues, les parcs, le métro, les universités, les événements et les festivals; ils ont adressé une pétition aux Montréalais; ils ont partagé leur vision pour un Montréal inclusif et rassemblé des partenaires et des supporteurs à travers l’île. Malgré les embûches, les jeunes représentants n’ont jamais abandonné. Plusieurs fois, des critiques ont annoncé leur échec et affirmé que la tâche était trop colossale pour être accomplie.

Contre toute attente, le 27 juillet 2018, les jeunes représentants sont venus déposer 22 000 signatures à l’hôtel de ville de Montréal. Le 17 août 2018, la ville de Montréal a officiellement approuvé la pétition et mandaté l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) à tenir la consultation. Le message était clair : des milliers de Montréalais souhaitaient un Montréal plus inclusif et équitable.

Grâce à l’implication de la jeunesse, ce mouvement populaire continue à prendre de l’importance. Ces jeunes représentants de communautés comblent le fossé entre un hôtel de ville homogène et une ville diverse et multiculturelle. Avec les recommandations de la consultation publique qui seront dévoilées en mars 2020, ce mouvement populaire mené par des jeunes servira d’exemple et d’inspiration pour une nouvelle génération de leaders. Cette démonstration de participation civique a prouvé à tous les Montréalais l’impact qu’une jeunesse émancipée et dévouée peut avoir sur la promotion de la justice sociale et de l’égalité dans notre ville.

La consultation publique sur le racisme systémique et la discrimination, au cours de laquelle nous avons pu démontrer notre potentiel collectif et aller de l’avant, servira de tremplin aux leaders, aux mouvements et aux entrepreneurs qui souhaitent faire progresser nos objectifs communs.